L’aventure (re)commence

mixte_copie-800×600.jpgLe silence des mots ne donnent pas le véritable écho des sens. Le son du Mali retentit toujours, et suit son chemin.

Africarel attire, retient, souffle encore et encore de ses notes, de ses capacités à rassembler, donne cette tolérance au seul nom de …plaisirs !

Une expo-concert….. la foule… et cette fièvre…. presque magique…. une fièvre où chacun se trouve,  se retrouve, donne et redonne non pas des maux, mais ces mots dont la ferveur encouragent encore, ces mots digne de ce son, de cette musique, de cette ambiance… conscience inconsciente….

Oui, Africarel existe et existera toujours… Le bruit court…. court…

Un studio, puis la scène, puis la radio, les radios, les journaux, et puis la télé… les télés bientôt…

 Africarel sur France 3 le 16 juin à 18h40…. A suivre

Published in:Uncategorized |on juin 8th, 2010 |Réagir »

Un retour et non LE retour

Le taxi dépose un homme vêtu d’un beau costume, Babouya est là! Les valises sont chargées sur le toit du bus. Tout le personnel de la maison d’hôtes, guides, chauffeurs, cuisto enlacent nos jeunes. Difficile de quitter cet endroit, presque impossible de quitter ce pays. Mais il le faut… la foule est présente à l’aéroport, la chaleur aussi pourtant dans la nuit avancée. Nous nous frayons un passage avec nos 5 chariots aux roues pas toujours bien droites. On ressent cette émotion dans les yeux de nos jeunes. Puis ca y est. Nous sommes installés dans l’airbus A340. Et recommence une mauvaise série. Des pannes, des réparations provoquent un retard de quelques heures. Seul Damien ne dort pas et attend le décollage. Décollage qui enfin vombrit. Paris, - 4°, 09h15. Grèves des bagagistes. Dans les bouches, toujours le Mali…

le Mali…

Le chemin vers St Nicolas de Port se fait dans le calme. Chacun rêve…on devine aisément à quoi ou à qui….

Le Mali…

Nous vous devons encore quelques récits…. et la promesse sera tenue.

En attendant, une nouvelle série photos (De Mopti à Ségou)..

A suivre car l’aventure ne s’arrête pas…

Published in:Uncategorized |on janvier 7th, 2010 |1 Commentaire »

Ce n’est qu’un Au Revoir…et à Demain ICI et là…

Les mots ne peuvent s’user parfois pour exprimer l’instant. Tous ces instants partagés emportent le temps. Mais les danses et autres cris, larmes, sourires, rires, ne peuvent retarder l’ultime échéance du décollage vers le grand froid.

Cependant, à l’instar de ce blog naît de ces stars d’Africarel, de cette aventure, rien ne s’arrête ici. Absolument rien. Nous avons juste semé quelques graines sous le soleil de ce si sympathique, chaleureux Mali, ces graines qui dès demain continueront à pousser malgré la fraîcheur lorraine. Tout comme ce blog qui vous doit encore beaucoup. 26500 clics vers les pages de photos ! Donc dès que possible, la fin des aventures au Mali et le début de leurs nouvelles aventures en France, plus les dernières photos de notre expédition.

Alors merci, Merci à tous ceux qui ont crû en ce projet un peu fou, merci à ceux qui ont donné vie à “cette chose” qui ne s’expliquera que par vous même, par eux-mêmes, merci au Mali, merci surtout aux Maliens, à Babouya, Maudibo, Cass, Yaya, Casimir, à la maison d’hôtes “la Venise Malienne” et Béa, Ablo, mille excuses à ceux non cités ici, et surtout un immense merci à ces jeunes d’Africarel qui nous démontrent chaque jour que tout est possible.

Immense Merci tout particulier à l A.S.L.V. (association services loisirs vacances Tourisme Adapté) sans qui rien n’aurait pu ÊTRE…

M…agique

E…norme

R…are

C…ommunion

I…ntensités

Published in:Uncategorized |on janvier 4th, 2010 |2 Commentaires »

Une exploration.. très personnelle et involontaire…

Africarel sur les traces du Hogon.Pour des raisons intestinales importantes, la suite de l’exploration d’Africarel en Pays Dogon se fera demain si tout rentre dans l’ordre. Pour le moment, l’exploration se fait dans la chambre mais tous nos jeunes se portent à merveille, et l’heure du départ de ce magnifique pays va être difficile à en croire et entendre nos aventuriers. Fini les petits déj dehors, fini le soleil, fini tellement de choses mais à jamais graver dans toutes les têtes. Et le petit train ne fait que quitter la gare, espérant tirer, tracter, accrocher avec lui de nombreuses locomotives.

L’aventure d’Africarel ne s’arrête pas tout comme ce blog…

Mais nous n’en sommes pas encore là et si le Pays Dogon ne peut vous être conté dès demain faute de temps (cela se fera dans la semaine), il y aura pour sur  d’autres mots.

Merci de votre compréhension.

PS : Photos du Pays Dogon mise en ligne.

Published in:Uncategorized |on janvier 3rd, 2010 |Réagir »

Une exploration, L’Exploration d’Africarel en pays Dogon (part.1)

Par où commencer ? Peut être par la fin, comme si nous avions trouvé La machine à remonter le temps, ou  comme si le temps se fige dans chaque instant…

Difficile de trouver les mots pour résumer ces précieuses minutes qui défilent sur cette route parsemée de villages. Difficile de rendre compte combien cette aventure de 5 jours fut riche en enseignements, en découvertes de paysages, de personnes, de personnages, et aussi de chacun d’entre nous.

Impossible n’est pas français et certainement pas africain ou malien.

Mais dans un souci de vous faire vivre ces moments, reprenons notre montre et la chronologie de cette exploration en Pays Dogon.

Lundi 28, départ 06h00. Une petite demi- heure de retard. Le jour se lève. L « Africabus » (nom donné à notre bus par les jeunes) traversent Bamako déjà bien réveillé. 1er gare de péage pour utiliser la seule route qui mène au poumon du Mali. Des vendeurs de partout. Le soleil nous offre ses belles couleurs. Tous sont bien réveillés, aucun souci. Puis ca y est. Nous traversons des paysages, des villages. Au milieu de nulle part on découvre un berger, ou un « pèlerin ». Les villages sont animés de leurs vendeurs d’arachide, d’eau, de gâteaux, une diversité incroyable. La route est belle, de longues lignes droites. A chaque arrêt, des jeunes, voire très jeunes courent vers le bus. Toujours un bonjour, un sourire. Nous dégustons des madeleines « maison » succulentes (2.50 francs-oui nos francs ou 250 francs CFA les 20 !), des racines de manioc, du sésame… les gares de péages se succèdent, seul moyen d’entretenir ce lien autoroutier. Nous dépassons motos bien entendu, mais aussi des semi remorques, et ces « bus » surchargés. C’est beau. Un sentiment de liberté, d’évasion, d’une époque résolue où chacun prend le temps de vivre. Il fait chaud aussi, très chaud. Magiques baobabs à perte de vue qui ressemblent  à ces monstres vivants, gentils monstres paisibles articulés de multiples bras. C’est beau ! Pause déjeuner déjà. Un restaurant à « toubab » (comprenez blancs). On se rend compte que cette région attire toujours autant. Frites haricots verts et poulets. Les jeunes dévorent, mais les quantités ne sont pas celles de la venise malienne. Exemple aussi de se restreindre pour une fois dans cet univers où nous croisons ces gens qui sourient et pourtant… porter l’eau du puit, marcher des heures, et pour seul jeu (pour les enfants) essayer de vendre quelques produits…et pourtant, combien de saluts, de coucous, de sourires… souvent nous leur expliquons notre projet. A ceux qui ont pu aller à l’école, ils comprennent le français. Les autres connaissent les mots nécessaires. Et ce projet fascine nos interlocuteurs du moment. Le bus se dirige vers Djéné, mais il faudra se dire que le marché sera difficile à voir vue l’heure qui tourne.

 Le bac est là. En effet pour se rendre à Djéné, il faut emprunter un bac pour traverser le fleuve. A gauche comme à droite tout est à déguster, à avaler, à prendre. Les couleurs, les douceurs, peut être aussi certaines douleurs de ces pêcheurs qui sans cesse jettent leur filet pour nourrir la famille. Djéné est toute proche. Cette ville inscrite au patrimoine de l’Unesco est unique au monde. Tout comme son marché, le plus grand de l’Afrique de l’Ouest. Nous traversons ces chemins de la ville et toutes ces maisons en terre, dont certaines sont millénaires. « Baba » est surchargé de touristes. Notre chambre ressemble à un grand carré avec des matelas à même le sol. Des toiles de tentes poussent sur chaque centimètre carré. Des jeunes, des plus âgés, toutes les langues se croisent ici. Sur le toit de l’hôtel, les jeunes ont peur de la pluie. Et oui, tout est en terre, partout, presque à perte de vue, mais aucun risque. Aucune tempête n’a changé Djéné. Seules les façades demandent un entretien.  Le soleil ne va tarder à se coucher (18h00), le photographe veut saisir quelques instants de ce marché qui se désengorgent.  Nous sommes dans un autre monde, nous sommes dans une sorte d’apocalypse merveilleuse. Le temps n’existe plus. Et pourtant, chaque instant offre une multitude d’émerveillement. La poussière des routes renforce ce tableau. Les gens escaladent, pas d’autres mots, se frayent un passage pour gravir le sommet de ces camions surchargés au maximum. D’autres paisibles prennent le thé. D’autres ont le regard perdu, fatigué surement de cette journée, de ce voyage aussi pour eux pour gagner quelques francs. Peu de touristes sont là. Oui, un autre monde que seuls vos yeux pourraient comprendre. Nos jeunes eux sont sur le toit, découvrant de leurs côtés ces paysages, ces toits plats, ces maisons, la lumière couchante. Et aussi la toilette !  Puis vient le repas, dehors, aux bougies agrémenté d’une bande de percussionnistes. Retour à la réalité, ces grandes tables de touristes… et le ventre rassasié de cette semoule si légère, les premiers pas de danses d’Africarel s’enchaînent sous les applaudissements de tous.

La nuit passée dans cet « igloo chaud de terre », les valises chargées sur le toit de l’Africabus, nous avons une petite heure pour découvrir Djéné redevenue la ville calme, belle, magique. Son immense mosquée connue de tous les spécialistes d’histoire, ses rues et ruelles, ses artères, et son cœur, ses habitants toujours très accueillants, ouverts, malgré l’inondation de touristes de la veille.

Mais il faut reprendre la route. Mopti n’est pas très loin et c’est là que nous devons y déjeuner et y passer 2 nuits. Toujours ces mêmes merveilles sur la route. Les paysages semblent se ressembler mais à bien y regarder, pas du tout. D’un coup des terres sèches, puis soudain des multitudes d’arbres immenses. Des paysans, des bergers toujours, des carrières aussi…

Mopti. Juste avant cette grande ville, des kilomètres de « verdures » noyées avec par ci et là des personnes courbées à recueillir le fruit de leur travail. Une autre ville, un autre monde encore, mais bien différents de Bamako.  Super déjeuner dans ce resto tout proche de « Doux rêves » que la directrice française de cet hôtel a crée pour les mères célibataires. On y mange royalement. Installés, nous prenons la route pour nous rendre à nouveau sur l’artère du Mali et le cœur de Mopti, le fleuve Niger. Ici  un autre fleuve formant des affluents gigantesques retrouve le Niger. Nous empruntons une pirogue pour traverser ce grand bras d’eau, et nous débarquons sur un village d’une communauté. Nous marchons vers ces « cabanes » peuplés d’enfants, de ces gens si pauvres et si accueillants. Toujours ces sourires. Le soleil va se coucher et nous en profitons pour l’admirer en compagnie de beaucoup d’enfants. Nous leur montrons les photos comme un partage et ils restent béats de voir figé ce que la nature leur offre chaque jour. Il n’y a que nous et eux ici. Magiques instants où là encore le temps s’arrête même si le soleil disparait très vite…puis nous entendons un prénom surgir d’une troupe d’enfants. « Damien » «  Damien » « Damien » avec cet accent si typique. Comment ont-ils su son prénom ? En nous écoutant ? Tous nos jeunes nous surprennent de jours en jours avec ce contact et leurs sourires si faciles. Une sorte d’osmose inexplicable mais si belle à admirer. Et ces jeunes qui viennent « chahuter » Damien… qui lui d’un coup « se transforme en monstre ». Les bras levés, il « ronfle » et les enfants courent dans tous les sens en souriant. Puis reviennent vers lui pour qu’il recommence. A ceux qui connaisse Damien, l’émotion est à son comble ! Ce jeu dure de longues minutes à jamais graver dans toutes les têtes… vraiment toutes les têtes. La nuit est tombée, laissant percevoir quelques lueurs de la pleine lune et les quelques feux dominants du soleil. Les feux aussi s’allument près des « cabanes ». Difficile de rejoindre la pirogue tant Damien s’amuse avec  tous ces enfants qui partagent la même émotion. Juste avant de quitter ce village, Damien donne nos bouteilles vides aux enfants qui le saluent avec des regards plein de tendresses. Oui, ici, les enfants sont prêts parfois à se battre pour récupérer les bouteilles d’eau vide ! qu’en font-ils ? Ils les revendent, ils font des jouets avec tout ce qu’ils récupèrent…

La pirogue nous ramène à la ville sous la nuit. C’est beau, le temps s’arrête là aussi.

Méga dîner et un gros dodo car demain, LA journée…

Réveil 06h30. Chacun est prêt. Il est vrai que l’idée de voyager dans de gros 4×4 motive la troupe.

Le Pays Dogon, son cœur, enfin de ses cœurs nous attend.

A suivre…

Ce matin grasse matinée, et une sortie cet après midi à la maison des jeunes et sieste pour les plus fatigués. Tout le monde se porte à merveille.

3 liens photos pour illustrer ce récit (Vers Djéné, Djéné, et Mopti)/

Published in:Uncategorized |on janvier 2nd, 2010 |3 Commentaires »

Retour vers le présent, Bamako et Bienvenue 2010…

OUI……Retour vers le présent, Bienvenue à 2010

Le récit de l’exploration d’Africarel se poursuivra dès demain.

Nous venons de rentrer de ce merveilleux voyage au cœur du Pays Dogon, tous un peu (beaucoup) fatigués ce soir mais la bonne nouvelle est que nous avons une connexion Internet digne de ce nom dans cette fabuleuse et sympathique « La Venise Malienne ».

Sachez que nous aussi nous avons fêté cette nouvelle année comme il se doit, certainement bien différents de nos chers lecteurs. Et oui, notre hôtel à Ségou s’appelait « Les pieds dans l’eau ». En guise de mer, nous avions une vue sur le majestueux fleuve Niger qui propose son festival international début février. Et nous avons donc fêté le fameux passage au « feu vert », club ouvert bien entendu avec 2 beaux arbres dans à l’intérieur et des musiciens et chanteurs locaux et connus. Et imaginez aussi les brochettes gratuites ! bref, que du bon.

Quant à Mopti, notre hôtel se nommait…. « Doux rêves »… nous y allons de ce pas sans oublier de VOUS souhaiter :

Une Bonne Année 2010 et plein de soleil dans vos vies.

Published in:Uncategorized |on janvier 2nd, 2010 |2 Commentaires »

Le temps… l instant…les instants…sur la route…

Pas de grands discours, pas un long texte// Hier Djéné, en un mot, mystérieux, magique, unique, un retour dans le temps… beaucoup de touristes aussi.. ce matin, direction Mopti… et demain le pays Dogon… déjà presque 500 photos… tout le monde se porte à merveille comme les merveilles que nous découvrons ici.. et demain, en 4X4, nous allons dans le cœur du cœur, chez les Dogons.

Le temps file, désolé de ne pas faire plus long dans l instant, mais nous dégustons, dévorons chaque kilomètres comme toutes les secondes

Peut être quelques photos ce soir.

Africarel en tournée chez les Dogons.

A suivre ….

Published in:Uncategorized |on décembre 29th, 2009 |9 Commentaires »

Une semaine déjà ! Fascination, Révélations, Tentations, Frustrations…

Fascination : entrer dans un monde différent, transpercer en une fraction de seconde un nouvel univers… Africarel est cette bulle pour NOS jeunes…et cette aventure une nouvelle fenêtre qui restera à jamais ouverte.

Révélations : « tu as vu la chèvre sur la « moto » ? elle est vivante !…» une expression parmi tant d’autres, et la révélation de ce nouveau monde arrive surtout dans la douceur et dans ces contacts très nombreux pour nos jeunes. Cette facilité d’adaptation pourrait presque surprendre. Le mot respect prend ici toute son essence et sa vraie valeur. Chaque voyage devient non pas un périple, mais une rencontre. L’adaptation EST la révélation, la tolérance la danse, notre danse. Certes, il n’y a pas de magie noire, il faut parfois recadrer  l’un ou l’autre, sans toutefois que ceci prenne une dimension trop importante ou une dépense en énergie.

Tentations : elles sont nombreuses… si nombreuses…de partir encore un peu plus loin… de pousser doucement des petits murs pour que ce voyage ne soit pas seulement une simple découverte d’un « nouveau monde », mais que nos jeunes en apprécient toute sa valeur, jusqu’à apprendre quelques mots en bambara (ce qui se fait déjà pour tous), pour que le voyage ne s’arrête pas au Mali mais ouvre les frontières de la connaissance (on apprend un peu de géographie), pour que cette culture africaine en général et celle du Mali en particulier pénètre un peu l’esprit… Bien entendu, il n’est pas question de tout changer, juste de ressentir ces petits changements dans l’attitude, le comportement, et donner à ce rêve toute l’empreinte indélébile.

Frustrations : comment traduire ce qui se passe ici ? Comment vous montrer la chaleur, la douceur, les sourires, les joies, les petites crises,  les mots, jamais les maux car ils sont absents jusqu’à présent, les fous rires, les interrogations, les certitudes, les habitudes vite  appréhendées, les réflexions parfois surprenantes, les actes, les motivations, les efforts parfois, ces contacts si chaleureux, leurs contacts… oui frustrations car seul  le temps nous dira toute la portée de ce projet, car il y aura sans aucun doute un Avant et un Après…

Ce matin, de grandes tentes chapiteaux se dressent devant notre maison d’hôtes. Puis quelques tambours et « guitares » font dresser les tympans. Un mariage Touareg se prépare. Mais de notre côté, nous devons aussi préparer notre nouvelle aventure (on va tout vous dire). Nous récupérons  notre linge, et la pile est impressionnante. Et aussi, une petite grasse matinée bien méritée.

Hier nous avons découvert  LE marché… immense, poussiéreux, gorgé de vendeurs en tout genre. Nous savions que cette sortie ne devait pas être trop longue pour nos jeunes, pas ou peu  habitués à ce genre d’exercice.  Circuler dans le labyrinthe, « repousser » certains vendeurs un peu collants, mais au final, des heureux pour quelques euros dépensés. Une montre, une paire de lunettes, un maillot de foot, nos jeunes se sont fait plaisir.

Demain… lundi… le lever au soleil… donc tôt. Les bagages sont bouclés comme notre itinéraire. Nous partons 5 jours dans le cœur du Mali, dans une des perles les plus belles que propose l’Afrique : le pays Dogon. Il suffit de faire une recherche pour se rendre compte de la popularité de ce site. Tout est prévu dans les meilleures conditions de transport, d’hébergement pour nos 5 jours. Nous revenons le 01er au soir. A l’heure actuelle, impossible de vous dire si notre lien Internet sera possible ou pas. Ce qui est certain, plein de photos et toute notre épopée vous sera contée. A propos de photos, trop risqué hier au marché de prendre quelques clichés.

A très bientôt, le fabuleux Pays Dogon nous tend les bras…

Published in:Uncategorized |on décembre 27th, 2009 |4 Commentaires »

Un Mariage à Bamako, jour de Noël !

Le téléphone sonne. C’est aujourd’hui. Nous sommes conviés à un mariage, jour de Noël. Le temps de passer chercher les instruments de musique à la Maison des Jeunes, et nous voilà dans une de ces nombreuses rues perpendiculaires à la route goudronnée. En arrivant, que des femmes et des enfants. Renseignements pris, il s’agit de la « fête » des mamans et femmes avec les enfants. Point de mariée en vue qui reste avec ses amies dans une pièce « tenue secrète » dont nous n’avons point l’autorisation de nous rendre. En fait, nous n’avons pas demandé car déjà là le spectacle promet à lui seul plein d’émotions. Tous les gens de la rue et amies sont présents, formant un immense cercle. La table de mixage à peine reliée aux grosses enceintes et déjà les premiers chants s’accordent au son des percussions. Les enfants nous regardent, s’approchent, nous donnent leurs plus beaux sourires. Les femmes sont en tenue traditionnelle et viennent seule ou à plusieurs danser devant les djembés. La musique ne s’arrête pas une seule seconde. Parfois dans un rythme effréné, parfois dans une mélancolie douce. Toujours accompagnée de textes en bambara, cette dernière permet aux femmes de former une « « chenille » du meilleur goût. Les enfants regardent, quelques vendeurs, devrions nous dire vendeuses viennent ici. Une vend des couches pour bébé, une autre des fagots, encore une autre des tongs, toujours portés de façon impressionnante sur leur tête. Les femmes s’éclatent, de tous âges, rigolent, discutent, s’agitent avec sensualité et grâce aidé de leur grand foulard dans ces danses uniques au pays. Puis Babouya, notre guide spirituel, notre organisateur, notre « « gourou » appelle tous nos jeunes. Ils dansent avec lui autour de ces femmes qui applaudissent, heureuses du spectacle. Un cameraman local est présent comme souvent lors des mariages au Mali. Babouya nous a réservé une autre surprise. Habituellement, lui et son groupe anime les mariages. Mais aujourd’hui, jour de Nöel, le dynamique Babouya va offrir aux jeunes un véritable show. Toujours au milieu de ce cercle, les jeunes regardent leur « idole » se préparer. Que va-t-il faire ? des aiguilles, une torche, un couteau… que diable nous prépare t il ? en show man qu’il est, il attire tous les regards. Et il commence à se percer une oreille, puis l’autre, et enfin la joue. Nos jeunes souffrent pour lui. Aucune douleur, aucune crainte à avoir. Arrive un des moments forts. La torche s’embrase et Babouya se joue des flammes. Les photos parlent d’elles même. Enfin, le cracheur de feu enflamme le public. Nos jeunes découvrent une autre facette du gentil homme. Les flammes éteintes, ce n’est pas pour autant que le spectacle prend fin. Un couteau à la main, notre héros défie la lame sur sa langue puis mime tel un acteur de se planter le couteau. Enfin, il est bon de se laver les dents. Une mâchoire, sa mâchoire emprisonne un énorme « « récipient » en bois brut et la soulève, puis danse autour de ces personnes médusées. Imaginez la tête et les regards de nos aventuriers, à qui bien sûr Babouya leur a dit de ne jamais tenter de telles choses et aucun ne veut s’y aventurer. Et de préciser aussi que ce show fut donné pour l’extraordinaire aventure d’Africarel ! Le temps passe au rythme toujours des percussions. Mais il est temps de quitter la fête. Les hommes du mariage sont de leur côté à la prière et au festin entre eux, sachant que le meilleur est là, devant nos yeux. Nous rentrons à la Maison des jeunes le temps pour Jonathan de se préparer. Et voilà notre Père Noël ! la distribution de petits cadeaux va pouvoir commencer, la seule question est : les enfants ne vont-ils pas être effrayés ? et bien non, oh, une ou 2 larmes mais la joie de ses ptis bouts choux de voir LE Père Noël et de recevoir cahiers, crayons…. Douche, excellent repas comme d’hab, et énorme dodo…

Published in:Uncategorized |on décembre 26th, 2009 |4 Commentaires »

C’est Noël, Merci Mali…et “mali mali” (tchin tchin)

 « Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. » (St Exupéry)Les bouchons envahissent les routes, les magasins ne désemplissent pas, les jeunes enfants trépignent devant l’horloge, certains parents aussi stressent pour être à l’heure… Tout ceci, nous en sommes très loin…une petite route nous débarque dans un petit village proche de Bamako. Quelques centaines de mètres dans un corridor parsemé de gens toujours aussi souriants, nous voilà LA ! Au bord du fleuve Niger, majestueux. Des pirogues sont sur ce bord de plage improvisée. Nous embarquons…personne n’est craintif, et tous super heureux. Ce fleuve n’est navigable en cette période que pour ces longues pirogues à fond plat tant le niveau de l’eau est si bas. Le calme se savoure, la beauté des ces rives si vertes, de ces gens qui se baignent, ou qui s’exécutent avec grâce aux tâches ménagères (une machine à laver est un vrai luxe), ces instants si précieux où le temps semble s’arrêter. Les 2 rameurs eux transpirent pour nous « balader »…800 kg min à tracter avec une petite pagaie. On sent nos jeunes pris dans cette bulle intemporelle, sensorielle. Puis première halte. Quelques mètres et nous découvrons ces crocodiles, animaux protégés au Mali (pourtant, le caïman est un délice). Stupéfaction des jeunes, les yeux grands ouverts. On peut presque les toucher derrière ce menu grillage. Le plus gros sort de sa sieste. Un léger recul et autant de fascination pour la bébête. Puis l’heure tourne et nous croisons lors de notre croisière piroguéenne des pêcheurs au filet, quelques locaux qui profitent aussi de la fraîcheur du fleuve. Et toujours autant de « coucous » si chaleureux et conviviaux sur notre parcours, venant de cris sur la berge. 2nd arrêt sur l’île au baobab. Extraodinaire. Plein de perroquets verts se faufilent entre les branches de ces monstres si galants. Le baobab est réellement un arbre unique. Le temps de regagner la pirogue et le soleil nous offre son spectacle. Hallucinant ce jaune sur les berges, puis ce rouge qui vient se baigner avec une douceur infinie dans le Niger. Au total, plus de 3 heures de cette inoubliable instant, un des plus beaux cadeaux de Noël. Noël… On ressent dans Bamako un peu plus de circulation encore. On ressent une certaine agitation mais loin très loin, de ce que nous connaissons. Les gens fêtent sans réellement fêter. Après la douche, nous nous rendons au « relax », une brasserie côtée de la capitale malienne. Que de mieux de s’offrir en guise de réveillon le choix. Un cheese burger ici, une pizza ici, un steack encore là, du poisson Capitaine…le tout avec un apéro maison le fameux Coca ! que du bonheur. Bien entendu, tradition oblige, glaces en dessert. Les rues ne désemplissent pas. Et de très nombreux enfants dans les rues, mais qui eux ne jouent pas avec leurs cadeaux, mais travaillent pour quelques centimes. Ils vendent de tout ou demande une petite pièce. Aucun Père Noël en vue… alors nous décidons de nous rendre en discothèque. Une super « discothèque » à ciel ouvert ou des groupes locaux nous offrent leurs savoirs et leurs tonalités. Nos jeunes dansent sous la lune couchée, se font des amis parmi les personnes présentent, blancs, noirs, …02h30, les yeux commencent à papilloner et il est temps de rejoindre Morphée. Quel Noël !Ce matin, réveil un peu plus tardif et répétitions de percussions et autres instruments.Puis surprise. On nous téléphone pour nous rendre à un mariage….Un mariage à Bamako ! La suite demain…Et encore merci de nous suivre si chaleureusement. Les jeunes demandent chaque jours le nombre de commentaires et sont fiers de cette aventure. Ils le peuvent et ils la méritent.Le rêve est bien là, et chacun le dévore, réalisant de jours en jours ce qu’ils sont en train de vivre et de créer pour eux et autour d’eux.Avec un léger retard du au décalage africain, un Joyeux Noël de la part d’Africarel à tous.M e r c  i. 

Published in:Uncategorized |on décembre 25th, 2009 |1 Commentaire »
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